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C’est un texte que j’ai trouvé très beau dans une des très belles églises romanes de Toulouse. Il m’a touchée et je veux le partager avec vous, mes Passeurs, mais aussi avec vous, tous les porteurs de costumes, courtois, claniques, elfiques, parce que c’est une évidence maintenant, écrit par un tisserand finlandais anonyme, il parle de la merveilleuse tapisserie que nous avons tissée ensemble sur les bords du lac de Comper, dimanche.

« Notre vie est comme un tissu qui s’élabore,
un tissu dont je ne sais pas ce qu’il sera mais qui,
autour de nous peu à peu,
se tisse sans modèle ni dessin savant.
Dans ce tissu, je peux être un fil, un trait de couleur…
Bleu profond? rouge écarlate?
Ou bien le fil de lin gris.
Cette troisième couleur, au dire des tisserands,
Est la plus importante,
Le gris neutre de tous les jours,
Celui qui fait chanter le bleu profond et le rouge éclatant,
Celui qui est porteur d’harmonie.
N’avoir que ma propre couleur,
Et de cela me réjouir,
Pour qu’elle apporte la joie et non la rivalité,
Comme si moi, bleu, était l’ennemi du vert.
Il y a une place pour tous.
Un fil vient à se rompre,
Aussitôt le travail s’arrête,
Et les mains patientes de tous les tisserands s’appliquent à le renouer.
Chaque fil, même le plus lumineux peut disparaître,
Tissé sous les autres.
Il est cependant là, non loin,
Même si notre œil ne le perçoit plus…
Maintenant, c’est au tour du mien d’être lancé à travers la chaîne.
Quand son trait aura cessé d’être visible,
Alors toute l’harmonie apparaîtra.
Et le bonheur adviendra. »

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